L’association 3B a lancé un sondage au printemps auprès des habitants du département pour déterminer leur attachement au bocage, ce paysage caractéristique du Bourbonnais qu’elle estime menacé de disparition à cause notamment de l’arrachage des haies par des agriculteurs.
Un peu plus de 500 personnes ont répondu à ce questionnaire diffusé sur internet, assure le président de l’association, Bernard Farinelli. Entretien.
n Êtes-vous satisfait de la participation des Bourbonnais à votre sondage ? On espérait un peu plus. Mais 500 réponses spontanées, ce n’est finalement pas si mal. C’est même plutôt bien pour un questionnaire qui n’a bénéficié d’aucun relais de la part des communautés de communes, des communes du bocage ou du conseil général. Nous avions pourtant contacté ces collectivités pour qu’elles le diffusent sur leurs sites internet respectifs. Mais aucune d’entre elles n’a voulu donner suite.
n Vous sentez-vous seul dans votre combat pour sauvegarder le bocage ? Beaucoup moins seul maintenant avec ces quelque cinq cents réponses qui vont nous servir d’appuis pour continuer à agir. 98 % des gens qui ont répondu estiment que le bocage mérite d’être protégé. 96 % pensent qu’il faut que les collectivités s’engagent pour le protéger. 87 % sont prêts à s’engager soit en plantant des arbres, soit en soutenant des actions ou des associations en faveur du bocage. Cela représente une force non négligeable !
n L’étape suivante, c’est quoi, pour votre association ? Les élections municipales, très clairement. Comme par hasard, c’est le moment où les pouvoirs publics vous tendent une oreille plus attentive…. Nous allons envoyer un document concernant les enjeux liés au bocage aux communes et aux communautés de communes situées sur ce territoire. Aux équipes sortantes mais aussi à ceux qui se présenteront contre elles.
n Ces enjeux, vous considérez que les élus ne les comprennent pas ou mal ? Certains ne les comprennent pas du tout, d’autres les comprennent très bien mais ne font rien ou pas assez pour le bocage. Il représente pourtant une ressource considérable : économique, énergétique, environnementale, touristique. C’est le bocage qui peut permettre à l’Allier de se développer, de progresser, de renforcer son attractivité et sa compétitivité. Malheureusement, en le détruisant, notamment par l’arrachage des haies, la suppression des mares, des arbres, de la végétation, on le transforme en vaste plaine céréalière. Nous, nous ne voulons pas d’une seconde Beauce. Et je peux vous dire que l’on va se battre pour continuer à sensibiliser les habitants du département à notre cause !
Recueilli par Antoine Delacou
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